Le Wali

Ce jeu de stratégie vient du Mali. Il symbolise, à lui tout seul, la dureté d’existence de ces populations, tant il est vrai, ici plus qu’ailleurs, que bien souvent le sort se plaît à défaire en un tour de main ce que l’homme s’est patiemment évertué à bâtir. Ce jeu est une véritable école de la vie.

Matériel nécessaire : Un damier 30 cases (6×5), chacun des joueurs disposant de 12 pions.

Règle du jeu :

En début de partie le damier est vide, les joueurs tirent au sort la couleur de leurs pions.

Le but du jeu est de capturer tous les pions de l’adversaire, en réalisant des alignements de 3 pions avec ses propres pièces.

Déroulement de la partie :

La pose : Chaque joueur, à tour de rôle, doit poser une de ses pièces sur une case vide, jusqu’à ce que la totalité des pièces soit placée.

Attention, un joueur ne peut pas poser plus de deux pièces alignées à la suite, sur une même ligne verticale ou horizontale.

Les déplacements : une fois que toutes les pièces ont été déposées, les déplacements ne peuvent être réalisés que vers une case libre. De droite à gauche, de gauche à droite, de haut en bas ou de bas en haut, mais jamais en diagonale. Chaque joueur, jouant à tour de rôle et ne pouvant se déplacer que d’une case à la fois, doit essayer de réaliser un alignement de 3 pièces, suivant une ligne verticale ou horizontale, jamais une diagonale.

La capture : Dès qu’un alignement est réalisé par un des joueurs, cela lui donne alors le droit de capturer une des pièces de son adversaire, qu’il peut choisir où il veut, et ainsi l’éliminer du damier. Cet alignement, s’il reste en l’état au tour suivant, ne donne pas droit à une nouvelle capture. Il doit pour cela être au préalable démonté et éventuellement reconstitué, pour permettre une nouvelle prise. Une figure qui se monte et démonte à répétition, s’appelle « Cheval simple ». Si une telle figure permet à chaque fois qu’elle se démonte, de plus, de remonter automatiquement un autre alignement, elle prend alors le nom de « cheval double ».

La partie est gagnée par celui qui arrive à capturer tous les pions de son adversaire.

voici la règle du Wali

yoté

le Yoté est très populaire dans toute l’Afrique Occidentale.

Appelé également « Choko » par les Wolof de Gambie, ou encore Tioki chez les peuplades Peules d’Afrique de l’Ouest, ce jeu se joue avec des éléments naturels (bâtons, cailloux, …) sur des « plateaux » tracés ou creusés à même le sol.

 Son petit nombre de pions et d’alvéoles, et le fait que deux pièces soient retirées du jeu à chaque prise rendent la partie rapide et pleine d’imprévus. C’est un jeu de stratégie par affrontement, rien d’étonnant donc à ce que le Yoté donne lieu à de gros paris entre joueurs et/ou spectateurs.

Règle du jeu :

Objectif : Un joueur doit capturer les pions de son partenaire.

Matériel : un plateau (ou tablier) quadrillé de 6×5 cases, ainsi que 12 pions d’une couleur et 12 pions d’une autre.

Déroulement :

Au début de la partie le plateau est vide, on tire au sort celui qui commence. A son tour de jeu chaque joueur peut :

– poser un de ses pions dans une case vide. Ou

– déplacer un de ses pions déjà posés (horizontalement ou verticalement d’une case, pas en diagonale). Ou

– faire une prise.

Il n’est pas nécessaire d’avoir posé tous ses pions pour commencer les déplacements ou les prises.

Pour prendre un pion adverse il suffit de sauter par-dessus celui-ci, en avant ou en arrière, horizontalement ou verticalement, mais jamais en diagonale. Chaque prise permet de capturer un 2ème pion adverse choisi parmi ceux présents sur le plateau. On capture donc 2 pions à chaque prise.

Cependant il n’est pas permis d’enchaîner les prises. A son tour de jouer, on ne peut revenir sur la case quittée précédemment.

La partie se termine lorsqu’un joueur aura capturé tous les pions de son adversaire ou, lorsqu’à son tour de jouer, un joueur ne peut bouger aucun de ses pions.

Voici la règle du Yoté

Awalé

Si un jeu est représentatif du continent africain, c’est bien l’awalé.
Ou plus précisément les jeux de semailles, qui englobent plusieurs centaines de jeux différents, mais avec toujours un même principe : on sème des graines dans des trous, pour pouvoir les récolter.

Il existe en effet de très nombreuses variantes des jeux de semailles. Si l’awalé (ou awélé) reste le plus connu en Europe, ces jeux se différencient par leur nombre de rangées (2, 3 ou 4), leurs nombres de trous par rangées (de 4 à …. plus de 20), le nombre de graines utilisées et leurs règles de capture.

Semis, case, champ, grenier, récolte, famine, manger, nourrir, … sont, de même, des mots employés en Afrique de l’ouest pour définir pièce, objet, lieu, action et aire de ce jeu. Les préoccupations agricoles sont ainsi très présentes !

Chacun a sa propre idée de l’histoire de la création de l’awalé ; Voilà le mythe fondateur conté dans un village malien :

« Voici longtemps, nos pères cultivaient collectivement les champs de mil des villages comme certains de nos fils le font encore. Les récoltes faites, ils versaient le grain dans des canaris et devaient les répartir entre les familles ayant participé aux travaux. Pour cela, sous l’arbre à palabres étaient creusés dans le sol des petits trous figurant tous une famille. Un égal nombre de cailloux, symbolisant chacun un canari de mil, était déposé dans chaque trou. Mais l’implication et la taille des familles étaient diverses. Et une longue discussion sur une répartition plus équitable débutait alors …. »

Voici la règle du jeu d’Awalé

 

 

Jeu de la Hyène

Ce jeu appartient au patrimoine culturel des musulmans du Soudan. Il nous vient de l’Antiquité et a été découvert par les Européens vers 1920. On pourrait l’apparenter à une sorte de jeu de l’Oie. C’est un jeu de hasard raisonné.

Ce jeu nous conte le quotidien d’un village ; il faut que les mères sortent du village, traversent le désert, se rendent au puits, lavent leur linge et reviennent sans être rattrapées par l’hyène mais malheureusement rien n’est gratuit et il faudra payer pour évoluer dans le jeu.

On retrouve la hyène dans de très nombreux contes africains, prenant la place de notre loup. Elle est avide et dangereuse.

voici la règle et un modèle de plateau du jeu de la Hyène.

 

prochaine AG de So Coopération

L’Assemblée Générale de SO Coopération se tiendra le jeudi 14 juin de 14h à 17h à Bordeaux.

Nous sommes partenaires de cette association, notamment dans le cadre du « groupe pays Burkina Faso » mis en place en 2017, dont l’objectif est de permettre aux acteurs néo-aquitains investis au Burkina Faso d’échanger, de travailler ensemble sur des projets, …

Vente d’artisanat en partenariat avec l’Arbre à Palabres (Talence)

Nous avons été invités à tenir un stand d’artisanat africain lors du gala de fin d’année de l’association l’Arbre à Palabres de Talence, le 26 mai dernier.

Cette association propose des cours de danse africaine, dum-danse, et djembé sur Talence. Et, ce qui est potentiellement intéressant pour nous, les professeurs qui donnent ces cours sont burkinabé. Il n’est donc pas inenvisageable de travailler avec eux sur des projets, voire des animations.

Ce fut une soirée vraiment sympathique, et un chouette spectacle. Nous avons pu récolter un peu plus de 60€, ce qui n’est pas si mal.