Commerce équitable

Le beurre de karité

Les femmes du village confient chaque année à l’association une dizaine de kilos de beurre de karité de très bonne qualité, produit selon les techniques traditionnelles de production.

L’intégralité du produit de la vente du karité est reversé au Comité des femmes, qui thésaurise l’argent avant de le réinvestir dans des micro-projets.

Ainsi, elles ont financé la formation d’une jeune couturière qui oeuvre désormais dans le village. L’argent est également utilisé pour financer l’entretien du moulin à mil, l’achat d’essence et d’huile pour le moteur, ou encore pour soutenir l’activité de l’atelier de production de farine infantile Bamisa, un aliment de prévention de la malnutrition.

Si vous souhaitez nous commander du karité, il vous suffit de télécharger ce bon de commande et de nous le renvoyer accompagné de votre règlement par chèque à l’ordre de « association Maaninré Tiiga ». Vous pouvez également télécharger notre plaquette d’information sur le karité, son usage et ses bienfaits.

La fabrication du karité

Dans nos sociétés occidentales, le beurre de karité est devenu, par un effet de mode, un produit cosmétique de luxe.

Or, le Burkina Faso est l’un des pays producteur de ce beurre d’origine végétale, dont les propriétés nourrissantes pour la peau sont bien connues des africains, qui s’en servent aussi bien pour masser leurs bébés, que pour soigner les rhumatismes ou protéger les cheveux.

Il existe plusieurs façons d’extraire cette matière grasse : par simple pressage à froid des amandes, à l’aide de solvants, ou encore selon la méthode traditionnelle, la plus longue et complexe, mais qui garantit sans conteste la meilleure qualité. Le petit film ci-après résume ces différentes étapes de fabrication. 

Après récupération des noix, celles-ci sont dépulpées, bouillies puis décortiquées, et les amandes récupérées. Ces dernières sont ensuite fumées, grillées, puis écrasées une à une, avec un pilon à main.

La poudre ainsi obtenue est mélangée avec de l’eau chaude pour former une pâte brunâtre, qui va être longuement barattée (brassée manuellement) afin de séparer la matière grasse des impuretés. Peu à peu, de l’eau chaude est à nouveau ajoutée, jusqu’à ce que la matière grasse flotte à la surface. A l’aide d’une écumoire, la matière grasse est ensuite récupérée, puis mise à cuire dans un chaudron, afin d’éliminer l’eau. Enfin, après un dernier filtrage destiné à retirer les dernières impuretés, le beurre est mis à refroidir dans des récipients, jusqu’à ce qu’il fige.