Awalé

Si un jeu est représentatif du continent africain, c’est bien l’awalé.
Ou plus précisément les jeux de semailles, qui englobent plusieurs centaines de jeux différents, mais avec toujours un même principe : on sème des graines dans des trous, pour pouvoir les récolter.

Il existe en effet de très nombreuses variantes des jeux de semailles. Si l’awalé (ou l’awélé) reste le plus connu en Europe, ces jeux se différencient par leur nombre de rangées (2, 3 ou 4), leurs nombres de trous par rangées (de 4 à …. plus de 20), le nombre de graines utilisées et leurs règles de capture.

Semis, case, champ, grenier, récolte, famine, manger, nourrir, … sont, de même, des mots employés en Afrique de l’ouest pour définir pièce, objet, lieu, action et aire de ce jeu. Les préoccupations agricoles sont ainsi très présentes !

Presque chacun a sa propre idée de l’histoire de la création de l’awalé.

Voilà le mythe fondateur conté dans un village malien :

« Voici longtemps, nos pères cultivaient collectivement les champs de mil des villages comme certains de nos fils le font encore. Les récoltes faites, ils versaient le grain dans des canaris et devaient les répartir entre les familles ayant participé aux travaux. Pour cela, sous l’arbre à palabres étaient creusés dans le sol des petits trous figurant tous une famille. Un égal nombre de cailloux, symbolisant chacun un canari de mil, était déposé dans chaque trou. Mais l’implication et la taille des familles étaient diverses. Et une longue discussion sur une répartition plus équitable débutait alors …. »

Voici la règle du jeu d’Awalé

Et d’autres règles de jeux de semailles

 

 

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