8e journée : fournitures scolaires, et repérage de l’artisanat

Par expérience, le repérage de l’artisanat va nous prendre beaucoup de temps, nous n’avons donc pas prévu un planning très chargé. Mais comme souvent, tout ne s’est pas déroulé comme prévu et au final nous avons plutôt bien avancé.

Nous avons commencé dès le départ du logement, puisque Salif nous a conduit dans un magasin de semences situé juste à côté. Là, nous avons relevé les tarifs, plutôt intéressants, des semences de tomates, oignons et soja. En fonction de notre budget, nous allons peut-être pouvoir en acheter un peu.

Nous enchaînons ensuite avec le vendeur des barriques, pour lui signaler que nous passerons acheter et emporter les barriques dimanche dans la mâtinée.

Plus loin, nous nous arrêtons pour nous renseigner sur le tarif d’un tabouret en bois pour la couturière ; mais il semble que les tabourets hauts ne se font que sur demande. Salif se renseignera donc auprès d’un ami menuisier.

Nous en profitons pour nous renseigner sur les tarifs de la bâche demandée par les femmes pour servir d’auvent lors de la préparation de la farine. Mais les tarifs sont trop élevés, nous n’en achèteront pas.

Nous filons ensuite à la Poste, pour que Vanessa puisse envoyer ses cartes postales ; là, Tristan en a profité pour appeler le Maire de Dapélogo, Marc Zoungrana, pour prendre un rendez-vous avec lui. Celui-ci a proposé de le rejoindre directement. Nous passons cependant au bureau de change (juste à côté de la Poste) pour obtenir de quoi payer les fournitures scolaires avant de prendre un taxi pour aller voir le Maire.

Celui-ci, très occupé entre son poste d’élu et celui de chef d’entreprise (il dirige un commerce d’import export de matériel médical), n’a que quelques minutes à nous accorder. Il était cependant important de lui rediscuter du projet de farine, et de lui soumettre la proposition de faire de kinsi un village pilote pour le développement de la technique de la voûte nubienne sur le territoire de la commune.

Mais là, si le maire soutient fortement le projet de farine, il s’est montré beaucoup plus réticent à l’idée du développement de la voûte nubienne. « On ne va quand même pas revenir 50 ans en arrière », « ce qui m’intéresse c’est le développement d’activités économiques », etc…

Bon, tant pis. On aura essayé. Apparemment, là encore il faudra développer un argumentaire bien convaincant, et pour cela Boubacar le fera sans doute mieux que nous. Il a cependant quand même accepté que je lui fasse parvenir les documents, mais sans grande conviction.

Après, il était occupé et n’était apparemment pas d’humeur à se pencher sur les projet d’une mini asso comme la nôtre.

Il faut aussi savoir que le projet de bâtiment en voûte nubienne actuellement en cours de construction à Dapélogo, qui n’est pas du tout géré par Boubacar et les équipes de la voûte nubienne, semble avoir laissé une mauvaise image du projet au Maire.

Enfin, le Maire nous a annoncé que les fournitures scolaires de l’Etat devraient être livrées la semaine prochaine, et donc qu’il ne sera pas nécessaire d’en financer. Mais ce n’est pas l’avis de Salif, comme il nous l’a confié une fois sorti du bureau et en route pour aller voir sa boutique … selon lui, il vaudrait mieux quand même financer quelques cahiers, car rien ne dit que les fournitures seront réellement livrées en temps et en heure.

Nous décidons de suivre son conseil et révisons à la baisse les demandes du directeur, en choisissant de ne financer qu’un seul cahier par enfant (au lieu de 2, voire 3 ou 4 selon les classes).

Nous financerons par contre sans doute un dictionnaire, comme demandé, et un globe terrestre (ou une mappemonde), des ballons et un Djembé pour l’atelier de danse.

Arrivés dans le quartier où Salif et les artisans membres de son association se sont installés (non loin de la Poste), nous commençons à visiter quelques boutiques (il y en a 60) et à prendre des photos. Puis, arrivés à la moitié, nous décidons de faire une pause, d’aller porter la liste des fournitures au libraire (situé juste en face des boutiques, sur l’autre berge du canal), avant de revenir pour manger au « Verdoyant » notre quartier général pour les repas du midi.

La chaleur est terrible, nous nous liquéfions littéralement et les ventilateurs du restaurant sont les bienvenus.

Une fois reposés et rassasiés, nous repartons explorer les boutiques, prendre de nombreuses photos. J’en profite pour faire réparer une paire de tongs en cuir et pneu achetée quelques années plus tôt, et Salif de son côté récupère la machine à coudre, qui a été réparée pour la modique somme de 1000 CFA (1,5€).

Nous décidons d’appeler le responsable de l’Association African Solidarité, qui est chargé de nous mettre à disposition des sachets labellisés BAMISA, et nous convenons d’un rendez-vous pour 16h.

Le temps de faire la route, et nous retrouvons cette personne relais chargée d’une part de nous faire passer un échantillon de farine BAMISA d’une Unité de Production des environs de la ville de Pô, pour qu’on le rapporte en France au Docteur Laurent. Puis il nous remet le lot de 200 sachets Bamisa gratuits auxquels nous avons droit, après qu’une décharge lui a été remise. Faute de photocopieuse, nous en avons fait des photographies.

Puis, chargés (nous avons la machine à coudre avec nous), nous décidons de rentrer au logement, en nous arrêtant juste pour acheter 6 nouvelles bouteilles d’eau.

En arrivant, nous apprenons que la coupure de courant de la nuit passée (nuit insupportable sans ventilateur) a finalement duré quasiment toute la journée, et elle a duré ainsi jusqu’à la tombée de la nuit.

Mais désormais, alors que le courant est revenu, c’est la connexion internet (côté fournisseur) qui a été très inefficace, ce qui peut expliquer la mise en ligne tardive de ces deux derniers posts (trop galère sinon !).

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