Le Seega

Jeu de stratégie par affrontement.

Ce jeu est originaire de l’Egypte ancienne, il daterait de l’époque où l’Egypte était sous domination romaine. Peut être est-ce un descendant de la Pettie qui était jouée en Grèce, il est toujours joué en Somalie.

Matériel nécessaire : Un plateau de 5×5 cases, avec une case centrale colorée, et 24 pions (12 de chaque couleur).

En début de partie le plateau de jeu est vide, les joueurs tirent au sort la couleur de leurs pions. Les joueurs placent à tour de rôle deux pièces sur le plateau (toutes les cases sont ainsi occupées) sauf sur la case centrale.

Capture des pions adverses :

Les pions se déplacent d’une case à la fois, verticalement ou horizontalement, ils peuvent accéder à n’importe quelle case libre, y compris la case centrale.

La prise des pions adverses s’effectue lorsqu’on parvient à encadrer un pion ennemi entre deux de ses propres pions. Celui-ci est alors retiré du jeu.

Le pion dont le mouvement a entraîné la prise d’un pion adverse, ou la prise simultanée de plusieurs pions adverses, peut effectuer sur le champ un nouveau mouvement.

Le pion occupant la case centrale est imprenable. Un pion peut se glisser entre deux pions ennemis sans courir aucun risque.

Tour à tour les joueurs déplacent un pion, dans le but d’en capturer à son adversaire, tout en essayant de protéger leurs propres pions. Lorsqu’un joueur est bloqué par son adversaire, celui-ci doit rejouer de manière à dégager le jeu.

La partie est terminée lorsqu’un joueur capture le dernier pion de son adversaire. Lorsque plus aucune prise n’est possible pour les deux joueurs, le joueur qui possède le plus de pions sur le plateau a gagné. Si les joueurs ont réussi à édifier une barrière (alignement de pions d’une même couleur traversant la totalité du plateau et empêchant l’adversaire de traverser), la partie cesse automatiquement, et le joueur qui a capturé le plus grand nombre de pions est déclaré gagnant.

voici la règle du Seega

Le Wali

Ce jeu de stratégie vient du Mali. Il symbolise, à lui tout seul, la dureté d’existence de ces populations, tant il est vrai, ici plus qu’ailleurs, que bien souvent le sort se plaît à défaire en un tour de main ce que l’homme s’est patiemment évertué à bâtir. Ce jeu est une véritable école de la vie.

Matériel nécessaire : Un damier 30 cases (6×5), chacun des joueurs disposant de 12 pions.

Règle du jeu :

En début de partie le damier est vide, les joueurs tirent au sort la couleur de leurs pions.

Le but du jeu est de capturer tous les pions de l’adversaire, en réalisant des alignements de 3 pions avec ses propres pièces.

Déroulement de la partie :

La pose : Chaque joueur, à tour de rôle, doit poser une de ses pièces sur une case vide, jusqu’à ce que la totalité des pièces soit placée.

Attention, un joueur ne peut pas poser plus de deux pièces alignées à la suite, sur une même ligne verticale ou horizontale.

Les déplacements : une fois que toutes les pièces ont été déposées, les déplacements ne peuvent être réalisés que vers une case libre. De droite à gauche, de gauche à droite, de haut en bas ou de bas en haut, mais jamais en diagonale. Chaque joueur, jouant à tour de rôle et ne pouvant se déplacer que d’une case à la fois, doit essayer de réaliser un alignement de 3 pièces, suivant une ligne verticale ou horizontale, jamais une diagonale.

La capture : Dès qu’un alignement est réalisé par un des joueurs, cela lui donne alors le droit de capturer une des pièces de son adversaire, qu’il peut choisir où il veut, et ainsi l’éliminer du damier. Cet alignement, s’il reste en l’état au tour suivant, ne donne pas droit à une nouvelle capture. Il doit pour cela être au préalable démonté et éventuellement reconstitué, pour permettre une nouvelle prise. Une figure qui se monte et démonte à répétition, s’appelle « Cheval simple ». Si une telle figure permet à chaque fois qu’elle se démonte, de plus, de remonter automatiquement un autre alignement, elle prend alors le nom de « cheval double ».

La partie est gagnée par celui qui arrive à capturer tous les pions de son adversaire.

voici la règle du Wali

yoté

le Yoté est très populaire dans toute l’Afrique Occidentale.

Appelé également « Choko » par les Wolof de Gambie, ou encore Tioki chez les peuplades Peules d’Afrique de l’Ouest, ce jeu se joue avec des éléments naturels (bâtons, cailloux, …) sur des « plateaux » tracés ou creusés à même le sol.

 Son petit nombre de pions et d’alvéoles, et le fait que deux pièces soient retirées du jeu à chaque prise rendent la partie rapide et pleine d’imprévus. C’est un jeu de stratégie par affrontement, rien d’étonnant donc à ce que le Yoté donne lieu à de gros paris entre joueurs et/ou spectateurs.

Règle du jeu :

Objectif : Un joueur doit capturer les pions de son partenaire.

Matériel : un plateau (ou tablier) quadrillé de 6×5 cases, ainsi que 12 pions d’une couleur et 12 pions d’une autre.

Déroulement :

Au début de la partie le plateau est vide, on tire au sort celui qui commence. A son tour de jeu chaque joueur peut :

– poser un de ses pions dans une case vide. Ou

– déplacer un de ses pions déjà posés (horizontalement ou verticalement d’une case, pas en diagonale). Ou

– faire une prise.

Il n’est pas nécessaire d’avoir posé tous ses pions pour commencer les déplacements ou les prises.

Pour prendre un pion adverse il suffit de sauter par-dessus celui-ci, en avant ou en arrière, horizontalement ou verticalement, mais jamais en diagonale. Chaque prise permet de capturer un 2ème pion adverse choisi parmi ceux présents sur le plateau. On capture donc 2 pions à chaque prise.

Cependant il n’est pas permis d’enchaîner les prises. A son tour de jouer, on ne peut revenir sur la case quittée précédemment.

La partie se termine lorsqu’un joueur aura capturé tous les pions de son adversaire ou, lorsqu’à son tour de jouer, un joueur ne peut bouger aucun de ses pions.

Voici la règle du Yoté

Awalé

Si un jeu est représentatif du continent africain, c’est bien l’awalé.
Ou plus précisément les jeux de semailles, qui englobent plusieurs centaines de jeux différents, mais avec toujours un même principe : on sème des graines dans des trous, pour pouvoir les récolter.

Il existe en effet de très nombreuses variantes des jeux de semailles. Si l’awalé (ou awélé) reste le plus connu en Europe, ces jeux se différencient par leur nombre de rangées (2, 3 ou 4), leurs nombres de trous par rangées (de 4 à …. plus de 20), le nombre de graines utilisées et leurs règles de capture.

Semis, case, champ, grenier, récolte, famine, manger, nourrir, … sont, de même, des mots employés en Afrique de l’ouest pour définir pièce, objet, lieu, action et aire de ce jeu. Les préoccupations agricoles sont ainsi très présentes !

Chacun a sa propre idée de l’histoire de la création de l’awalé ; Voilà le mythe fondateur conté dans un village malien :

« Voici longtemps, nos pères cultivaient collectivement les champs de mil des villages comme certains de nos fils le font encore. Les récoltes faites, ils versaient le grain dans des canaris et devaient les répartir entre les familles ayant participé aux travaux. Pour cela, sous l’arbre à palabres étaient creusés dans le sol des petits trous figurant tous une famille. Un égal nombre de cailloux, symbolisant chacun un canari de mil, était déposé dans chaque trou. Mais l’implication et la taille des familles étaient diverses. Et une longue discussion sur une répartition plus équitable débutait alors …. »

Voici la règle du jeu d’Awalé

 

 

Jeu de la Hyène

Ce jeu appartient au patrimoine culturel des musulmans du Soudan. Il nous vient de l’Antiquité et a été découvert par les Européens vers 1920. On pourrait l’apparenter à une sorte de jeu de l’Oie. C’est un jeu de hasard raisonné.

Ce jeu nous conte le quotidien d’un village ; il faut que les mères sortent du village, traversent le désert, se rendent au puits, lavent leur linge et reviennent sans être rattrapées par l’hyène mais malheureusement rien n’est gratuit et il faudra payer pour évoluer dans le jeu.

On retrouve la hyène dans de très nombreux contes africains, prenant la place de notre loup. Elle est avide et dangereuse.

voici la règle et un modèle de plateau du jeu de la Hyène.